
Samuel Hasselhorn, baryton & Philippe Bianconi, piano
Concert
- Mardi 30 Juin, 20h00
- Domaine Pommery, Salle Louise, Reims
Samuel Hasselhorn, baryton
Philippe Bianconi, piano
Un grand cycle du répertoire, porté par la voix et le piano dans un cadre d’exception.
Biographie de Samuel Hasselhorn
Né à Göttingen en 1990, Samuel Hasselhorn est aujourd’hui l’un des interprètes les plus influents de sa génération. Après des études à Hanovre et à Paris, et la victoire de prestigieux concours — notamment le Concours Reine Élisabeth en 2018 — il s’est imposé sur la scène internationale, aussi bien à l’opéra que dans le domaine du récital et du concert.
En tant que chanteur d’opéra, Samuel Hasselhorn a d’abord été membre de la troupe de l’Opéra d’État de Vienne, puis de celle de l’Opéra de Nuremberg. Il se produit désormais régulièrement sur les grandes scènes lyriques, telles que la Staatsoper Unter den Linden de Berlin, l’Opéra de Francfort, la Deutsche Oper Berlin ou encore la Scala de Milan. Lors de la saison 2025/26, il fera ses débuts au Gran Teatre del Liceu de Barcelone dans une nouvelle production des Noces de Figaro de Mozart, dans le rôle du Comte Almaviva, ainsi qu’au Festival de Pâques de Baden-Baden en tant que Heerrufer (Lohengrin), sous la direction de Joana Mallwitz. Il retrouvera également la Staatsoper Unter den Linden sous la direction de Christian Thielemann, dans le rôle du Barbier Schneidebart de Die schweigsame Frau, ainsi que pour la création mondiale de Das kalte Herz de Matthias Pintscher et pour des concerts autour du Requiem de Brahms, qu’il interprétera également dans une version scénique à l’Opéra de Rouen.
Parallèlement à sa carrière lyrique, Samuel Hasselhorn se consacre avec passion au Lied. L’un de ses projets majeurs est la série « Schubert 200 », dans laquelle il enregistre, avec le pianiste Ammiel Bushakevitz, des Lieder de Franz Schubert pour le label Harmonia Mundi jusqu’en 2028, chacun composé exactement deux cents ans auparavant. Les deux premiers albums, Die schöne Müllerin et Licht und Schatten, ont été récompensés par un Diapason d’or de l’année ainsi que par le Prix de la critique allemande du disque. Il s’illustre également dans le répertoire orchestral : son album symphonique Urlicht – Songs of Death and Resurrection, enregistré avec l’Orchestre philharmonique de Poznań sous la direction de Łukasz Borowicz, est paru à l’été 2024 et a remporté à la fois le prix du Meilleur album vocal et celui de l’Enregistrement de l’année aux International Classical Music Awards (ICMA).
Ses concerts et récitals le conduisent dans des salles prestigieuses telles que le Wigmore Hall, la Pierre Boulez Saal de Berlin, auprès du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, au Teatro del Maggio Musicale Fiorentino, à la Schubertiade de Hohenems, à l’Opéra de Rouen, à l’Alte Oper de Francfort, à l’Elbphilharmonie de Hambourg ou encore à la Salle Bourgie de Montréal.
La critique salue non seulement la clarté et la chaleur de sa voix, mais aussi l’intensité de son interprétation du texte et sa capacité à traduire les drames musicaux en nuances psychologiques d’une grande finesse. Alliant brio technique, ampleur stylistique et curiosité artistique affirmée, Samuel Hasselhorn s’est assuré une place de choix sur les scènes internationales. Sa carrière conjugue l’héritage classique des grands barytons à une approche interprétative résolument moderne — une voix qui façonne avec force l’art lyrique et le chant de notre temps.
Biographie de Philippe Bianconi
De l’Italie, il tient son nom et la passion enfouie en lui, celle qui le fait vibrer lorsqu’il est sur scène. Celle qui bouleverse son public. L’Italie chante en lui des couleurs de sa langue familière, de son exubérance méditerranéenne où baigna son enfance. Mais c’est à Nice que naît et grandit Philippe Bianconi, c’est la France qui le façonne. Se fond dès lors chez l’artiste comme chez l’homme cet alliage de pondération et d’ardente passion, de discrétion et de flamme intérieure, paré de cette élégance et de cette luminosité qui se lisent dans sa présence, dans son regard et qui se savourent lorsqu’il est au piano.
Jeune homme, il brûle les étapes, propulsé dans les concours internationaux par Pierre Cochereau dès sa sortie du Conservatoire de Nice. La trajectoire est tracée depuis ce jour où il entre dans la classe de Simone Delbert-Février, élève de Marguerite Long et de Robert Casadesus. « Chante ! », « Écoute ! », ces injonctions de cette femme raffinée, vibrante, animée d’un feu intérieur, il les entend toujours aujourd’hui, et il les prononce à son tour à l’attention des étudiants qu’il forme à l’École Normale de Musique de Paris. Sur son chemin de traverse, il rencontre Gaby Casadesus : il peaufine avec elle la pureté du style, la clarté du propos musical, cultivées depuis les prémices de son apprentissage. Auprès du pianiste russe Vitalij Margulis, il trouve cette densité du son qui lui est unique et puise dans les plis du texte, au creux des harmonies, cette expressivité toujours au service du sens. Coup double ! Premier Prix au Concours Robert Casadesus de Cleveland, puis Deuxième Prix au Concours Van Cliburn, il triomphe au Carnegie Hall, sa carrière américaine est lancée…Puis c’est l’Europe, la France, le monde, en récital ou avec les plus éminents musiciens d’aujourd’hui. Et toujours dans le sillage du couple Casadesus, mais aussi de Nadia Boulanger, le plus naturellement, il succèdera pour cinq années à Philippe Entremont à la direction artistique du Conservatoire américain de Fontainebleau.
Au concert, cette vibration de l’air, lorsque le silence emplit la salle, lui est précieuse, libératrice, inspirante. Il lui arrive d’y relever les défis les plus fous, comme jouer en une soirée les deux concertos de Brahms. Lorsqu’il retourne dans son coin de paradis quelque part au sud entre mer et montagne, il se souvient de ses jeunes années, de ses parents qui l’emmenaient à l’opéra, de cet amour pour la voix très tôt éprouvé et qui ne le quittera jamais. Il se souvient d’Hermann Prey, rencontré à vingt-deux ans, et de Schubert qui les a réunis au disque et huit années durant sur les scènes du monde, le Wigmore Hall, la Scala, Munich, New York… Alors son piano chante, respire, devient chair et âme. Et Chopin, Schumann, Brahms, mais aussi ses chers Français, Debussy et Ravel, dans un sublime abandon, livrent à ce musicien-poète les trésors de leurs confidences.
Source : philippebianconi.com
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