
Orchestre Le Palais Royal
Les romantiques, de Budapest à Séville
- Mardi 23 Juin, 20h00
- La Comédie, Grande salle, Reims
Orchestre Le Palais royal
Jean-Philippe Sarcos, direction
Anna Agafia, violon
En France au XIXe siècle, les récits de voyages, les révolutions et le Romantisme entraînent les artistes au-delà des frontières. Ils y découvrent de riches palettes et de nouveaux horizons. Le Conservatoire envoie ses meilleurs compositeurs à la Villa Médicis et Berlioz écrit Le Carnaval romain. Nerval traduit le Faust de Goethe et Berlioz écrit La Damnation de Faust avec sa pittoresque Marche hongroise. Quant à Bizet et Lalo, ils sont possédés par l’Espagne. Inspirés par son écrasant soleil, son caractère fier et ses rythmes ancestraux, tous deux écrivent des chefs-d’œuvre pétris de passions et de sang.
Lorsqu’en 1871 la Société Nationale de Musique prend pour devise « Ars Gallica », ce singulier esprit musical français continue de danser avec élégance et raffinement. Ebloui par le monde qui s’ouvre à lui, il adopte alors de nouvelles langues et des accents inédits, qu’il transfigure par son génie propre, sa fantaisie et son panache.
Biographie de l’orchestre
Fondé en 2010, Le Palais royal est un orchestre jouant sur instruments d’époque, ainsi qu’un chœur.
Réputé pour son énergie et la vitalité de ses interprétations, il joue un répertoire s’étendant de la fin du XVIIe siècle au milieu du XXe siècle. Il doit sa signature musicale singulière à son chef Jean-Philippe Sarcos.
Son credo : rendre unique chaque concert en privilégiant la proximité, l’émerveillement et le partage avec le public. Jean-Philippe Sarcos présente aux auditeurs avant de jouer, les œuvres interprétées sous un angle aussi bien historique que philosophique. Il montre ce que ces œuvres peuvent nous apporter aujourd’hui.
La ligne artistique du Palais royal se décline en trois axes :
La musique française du XIXe siècle. Unique élève de Georges Prêtre, Jean-Philippe Sarcos a hérité de son goût pour la musique française. Récemment, il a interprété les symphonies de Franck, Lalo, Bizet, Berlioz, Saint-Saëns, les concertos pour piano, pour violon et les oratorios Le Déluge et La Terre promise de Saint-Saëns, ainsi que de nombreuses œuvres de Fauré, Widor, Paladilhe, Poulenc…
La musique du tournant du XVIIIe siècle, avec Mozart, Beethoven, Haydn ou encore Mendelssohn. Le Palais royal a interprété l’intégrale des symphonies de Beethoven sur instruments d’époque, redécouvert les versions françaises d’origine de La Création et Les Saisons de Haydn, tout en poursuivant son exploration de l’œuvre symphonique et chorale de Mendelssohn.
La musique baroque, en particulier celle de Haendel que Jean-Philippe Sarcos affectionne particulièrement. Ainsi Glory ou encore Haendel, musiques royales figurent-ils parmi les programmes phares du Palais royal.
Hier et aujourd’hui
Entouré de jeunes talents (Adrien Fournaison, Marion Vergez-Pascal, Juliette Mey, pour ne citer qu’eux) et de pointures de ces répertoires (Mathias Vidal, Orlando Bass ou encore Paolo Zanzu), Le Palais royal n’a de cesse de renouveler l’interprétation sur instruments d’époque grâce à des formes nouvelles de concerts et à des approches novatrices.
Le Palais royal s’inscrit sur la scène musicale française comme un véritable passeur d’histoire, de musique, d’enthousiasme et d’émotion.
Le Palais royal n’hésite pas à proposer des œuvres rares aux côtés de chefs-d’œuvre du répertoire comme sur le disque Paradisi Gloria paru en 2024 chez Aparté.
Source : le-palaisroyal.com
Biographie de Jean-Philippe Sarcos
L’énergie, l’élégance, l’enthousiasme communicatif et les qualités artistiques de Jean-Philippe Sarcos en font un chef d’orchestre réputé, notamment pour ses interprétations du répertoire français.
Il dirige sur les plus grandes scènes françaises et étrangères : théâtre des Champs-Élysées, Seine Musicale, Alter Oper de Francfort… On lui doit la création française de Coronation Ode d’Elgar, à Pleyel.
Il est directeur musical de l’orchestre Le Palais royal avec lequel il a interprété l’intégrale des concertos et symphonies de Beethoven sur instruments d’époque, et avec lequel il effectue un travail approfondi sur l’interprétation et la diffusion au plus grand nombre du répertoire français, du baroque au romantique.
« Disciple de Georges Prêtre, il a hérité de son maître un amour pour le répertoire français… sa direction met en lumière la richesse et la diversité des œuvres de musique française, mais aussi de ce fil invisible qui les relie – un même sens de la clarté, de la mesure et de la grâce. » Forum opéra, Christophe Rizoud, Paris, novembre 2025.
Parmi les enregistrements qu’il a réalisés, on peut citer le premier enregistrement des œuvres sacrées de Mel Bonis, compositrice postromantique française, et Paradisi Gloria, paru en 2024 chez Aparté.
Cette saison, il dirige un gala Bizet avec Les Pêcheurs de perles à Francfort, la Symphonie en ut de Bizet et la Symphonie espagnole de Lalo aux Flâneries musicales de Reims, un récital Gounod, Offenbach, Chabrier, Poulenc avec la mezzo Juliette Mey à Gaveau, un programme Rameau et Lalande à La Folle Journée de Nantes, un spectacle mis en scène Vivaldi en piste au Cirque d’Hiver…
Biographie de Anna Agafia
Décrite comme « provoquant une sensation dès son tout premier coup d’archet magistral » et saluée pour sa « profusion de couleurs et de nuances », la violoniste dano-ukrainienne Anna Agafia s’impose rapidement comme l’une des artistes les plus intéressantes issues de la scène scandinave.
Lauréate de nombreux concours prestigieux — notamment Singapour (2e prix), Nielsen (3e prix), Tibor Varga (1er prix) et la Stuttgart Guadagnini Stiftung (3e prix) — Anna séduit le public par des prestations à couper le souffle, son jeu « révélant à la fois une audace séduisante et une intelligence dramaturgique saisissante » (Le Monde).
Anna Agafia s’est produite avec de nombreux orchestres de renommée internationale, parmi lesquels le Münchner Symphoniker, l’Orchestre symphonique des Flandres, l’Orchestre royal de chambre de Wallonie, le Philharmonique de Copenhague, l’Orchestre symphonique d’Aarhus, le Danish Chamber Orchestra, l’Orchestre symphonique d’Odense, le Stuttgart Kammerorchester, le Philharmonique de Stuttgart, l’Orchestre symphonique de Singapour, le Philharmonique de Bogotá, l’Orchestre symphonique de Malmö, l’Orchestre philharmonique de Bergen et l’Orchestre symphonique de la Radio slovaque.
Parmi les temps forts de sa carrière figure la parution de son premier album chez Claves Records en mars 2023, consacré au Deuxième Concerto de Szymanowski et au Concerto de Nielsen, enregistrés avec la Sinfonia Varsovia sous la direction d’Aleksandar Marković.
Ce disque a été unanimement salué par la critique : Diapason a loué sa « riche palette de couleurs et d’émotions (de l’humour à la tendresse et aux larmes contenues) » et qualifié son interprétation du concerto de Szymanowski d’« inspiration vivifiante, comparable seulement aux enregistrements légendaires de Wilkomirska et Rowicki ». L’album a été nommé aux ICMA 2023 et a reçu le titre de Clef d’Or de l’année par ResMusica.
Chambriste passionnée, Anna collabore régulièrement avec certaines des figures les plus éminentes du monde musical. Elle a notamment joué avec Renaud Capuçon, Emmanuel Pahud, Miguel da Silva, Andreas Brantelid, Enrico Pace, le Trio con Brio Copenhagen, Gérard Caussé, Corina Belcea et le Quatuor David Oistrakh. Elle a également participé au festival Chamber Music connects the World de la Kronberg Academy aux côtés de musiciens renommés tels que Steven Isserlis, Gidon Kremer et Christian Tetzlaff.
Anna joue sur un violon Guarneri del Gesù datant de 1730–1733, surnommé « The Sphinx », généreusement mis à sa disposition par un donateur anonyme.
Source : wwww.annaagafia.com
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