Conférence Symphonie 8 Inacheve Schubert

Francis Albou, critique musical & musicologue

On aime à entourer de mystère la symphonie en si mineur de Schubert. Deux mouvements au lieu de quatre ! … Voilà de quoi alimenter tous les questionnements à son sujet… L’obstination dans la recherche d’une réponse ne devrait pourtant pas occulter la narration des qualités exceptionnelles d’une œuvre qui compte parmi les plus belles pages de l’univers symphonique. Or, il est bien difficile de trouver ici ou là des commentaires explicitant les merveilles que Schubert – âgé de 25 ans – y a déposées : une inspiration mélodique souveraine que souligne une instrumentation d’un extrême raffinement. Mais aussi une structure formelle, tout à fait inédite, qui renouvelle la célèbre forme sonate, ouvrant ainsi discrètement la voie à Bruckner.

« L’Inachevée » n’est pas la seule page de Schubert à incarner une forte crise esthétique et morale dans les années de souffrance 1819-23 où il se voit atteint de la syphilis. Le jeune maître, fougueux, s’écartera peu à peu de cette période dramatique -et des pages la rappelant- en abordant un style inédit qui débouchera trois ans plus tard sur la 9ème symphonie – en quatre mouvements – et les derniers chefs d’œuvre.

Infos pratiques

Lieu accessible aux PMR
Ouverture des portes à 18h