Les Flâneries Musicales de Reims l’Opéra de Reims et Le Cellier présentent le 9e cycle de Conférences autour de l’Histoire de la Musique.
Ces conférences sont animées par Francis Albou.

Lundi 23 octobre 2017 à 18h30
Ludwig van Beethoven
6e Symphonie en fa majeur « Pastorale » op.68

Composée simultanément avec la Cinquième symphonie, la Pastorale en est l’exacte opposée : la première nous montre l'homme aux prises avec le destin face auquel il lutte et qu’il finit par vaincre, l'autre face à la nature à laquelle il s’abandonne car l’amour de Beethoven pour cette dernière est sans limites.
Cette œuvre unique reste probablement la plus originale de ses neuf symphonies. Seule symphonie en cinq mouvements, elle propose un véritable portrait musical de la nature.


Lundi 6 novembre 2017 à 18h30
Sergueï Prokofiev : 3e Concerto pour piano op.26

C’est le plus populaire des cinq concertos pour piano de Prokofiev. Il fut terminé en 1921 au cours d’un séjour en Bretagne.
Présenté en décembre 1921 aux Etats-Unis, il rencontra pas le succès attendu. C’est lorsqu’il fut exécuté à Paris en 1922 que ce morceau devint vraiment célèbre. Un enregistrement fut même effectué par Prokofiev.

Lundi 27 novembre 2017 à 18h30
Wolfgang Amadeus Mozart : Concerto pour clarinette en la majeur KV 622

1791 : il ne reste à Mozart que quelques semaines à vivre. C’est d’ailleurs l’année d’immenses chefs-d’œuvre. : son dernier concerto pour piano, l’Ave Verum, le Requiem
Des quarante-trois concertos pour soliste écrits par Mozart, celui-ci a été le dernier, et également le seul qu'il ait composé pour clarinette, plus précisément pour clarinette de basset, un instrument créé 3 ans plus tôt par Anton Stadler, dédicataire de l’œuvre.

Lundi 11 décembre 2017 à 18h30
François Couperin : Le 13e Ordre pour clavecin et le IIIe Livre de 1722

François Couperin fait publier son « Troisième Livre de pièces de Clavecin » en 1722. Il a 54 ans. Contrairement aux deux livres précédents, graves par instants, gais à d’autres, celui-ci donne volontiers dans le pittoresque. On y entend les oiseaux, on y respire les plantes, la campagne… Le climat général s’allège au fur et à mesure que la rigueur de la forme - suite avec ses danses imposées - disparaît au profit de pièces de caractère comme « le Carillon de Cithère », « le Rossignol-en-Amour », « les Rozeaux ». On y rencontre aussi des titres qui confinent à l’énigme comme ce chatoyant « Tic-toc-choc » ou ce pimpant « Petit-Rien »…
Mais le 13e Ordre qui ouvre le Livre IV renferme aussi ces piquantes « Folies Françoises », l’une des plus subtiles passacailles du monde Baroque. Couperin, de son clavier, conçoit un opéra virtuel dont le sujet est l’Amour, un Amour riche en couleurs et en nuances qui se conclura par la détresse de « L’Ame-en-Peine » dans la sombre clarté du ton de si mineur…

Lundi 8 janvier 2018 à 18h30
Joseph Haydn et Paris : Symphonie n°85 en fa majeur « La reine de France »

En 1785, le « Concert de la Loge Olympique » de Paris commande à Haydn une série de symphonies qui va marquer une évolution considérable dans le style du compositeur, mais aussi dans le destin de la symphonie. A cette période, Haydn est encore Kapellmaster à la cour des princes Esterhazy. Le corpus va regrouper six symphonies, les n° 82 à 87. Connaissant la réputation de virtuosité de l’illustre orchestre parisien dirigé par le Chevalier de Saint-Georges, le compositeur a largement reconsidéré tous les paramètres du genre : la forme, l’éloquence thématique, le brio orchestral, sans oublier l’éblouissement du menuet qui atteint une expression inconnue jusqu’alors.
Haydn devait connaître les goûts de Marie-Antoinette puisqu’elle fut à Vienne l’élève de son collègue Gluck. Est-ce à son intention qu’il écrit cette somptueuse Romance en variations sur la chanson française « La gentille et jeune Lisette » ? Ou inversement, cette symphonie en si bémol, la 85e, fut-elle la préférée de « la Reine de France » ? D’où son titre… 

Lundi 22 janvier 2018 à 18h30
Gustav Mahler : « Knaben Wunderhorn », extraits

Outre leur beauté intrinsèque, les lieder de Mahler sont la clef de ses symphonies, notamment le 2e, 3e et 4e. En effet, chacune d’elles cite un chant du cycle « des Knaben Wunderhorn ». Les textes proviennent d’une série de poèmes populaires allemands publiés entre 1805 et 1808. Mahler puisa dans ce recueil et composa entre 1888 et 1902, plusieurs cycles de lieder, certains avec accompagnement de piano, d’autres, tels le Wundernhorn, avec orchestre. Ces lieder ne forment pas un récit dramatique et peuvent donc être donnés dans un ordre quelconque. On y ressent toute la fascination de Mahler pour l’Homme et la Nature qui l’environne. L’humour est souvent présent, tel le savoureux « Saint Antoine prêchant aux poissons » fournissant le propos du scherzo de la seconde symphonie. Mais pointe aussi son horreur de la guerre et de l’armée qui trouve dans le féroce « Revelge » (Réveil) une représentation cinglante. L’amour, la jeunesse, la haine, l’indifférence… bref, toute la nature humaine y est peinte avec une virulence et une exactitude sans concession.

Lundi 19 février 2018 à 18h30
Du corps à l’esprit… le concerto baroque

Concerto et suite de danses à l’époque baroque… c’est tout un programme. Ou presque ! A la Renaissance, la musique sérieuse, savante - écrite - était religieuse. Mais la danse rayonnait, avec son cortège d’instruments riches et variés. Au XVIIème, la danse instrumentale est toujours présente, plus que jamais ! On la chérit, on la peaufine, et on lui accorde les mêmes soins qu’à la musique « savante ». Finalement, on finit par prendre autant de plaisir à l’ouïr qu’à la vivre… La suite de danses française devient, dès la fin du XVIIème siècle, le parangon de la musique instrumentale. Le concerto italien maraude à la suite plusieurs danses : la sarabande, la gigue, la chacone…
En Italie surtout, au début du XVIIIème siècle, on croit s’y perdre ! Mais non ! On distingue alors subtilement la sonata da chiesa (pour l’esprit) et la sonata da camera (pour le corps). Mais voilà, dans une même œuvre, on mêle les deux genres, comme Couperin dans ses « Nations », Bach dans son 1er Brandebourgeois ou Corelli dans son opus VI. On ne danse plus, on écoute… Quoique !...

Lundi 12 mars 2018 à 18h30
Igor Stravinsky : « Petrouchka », ballet en 4 tableaux

Été 1910. Le succès de l’Oiseau de feu à peine retombé, Stravinsky s’offre des vacances... La Baule, la Suisse. C‘est à Lausanne qu’il envisage un concerto pour piano et orchestre où il imagine « un pantin subitement déchaîné (le piano) par des cascades d’arpèges diaboliques, qui exaspère la patience de l’orchestre ». Voilà ce qu’il raconte à Diaghilev venu lui rendre visite en Suisse. Lors d’une promenade, Stravinsky a la révélation du titre : Petrouchka. En fait, le fameux trio de la Commedia dell’arte... le couple et l’amant.
En fin d’année au cours d’une virée en Russie, le compositeur, avec l’aide de Diaghilev, finalise son projet. Alexandre Benois dessinera décors et costumes et peaufinera le scénario ; Michel Fokine règlera la chorégraphie.
La Première a lieu au Châtelet le 13 juin 1911. Pierre Monteux est au pupitre. Vaslav Nijinski incarne Pétrouchka. Folklores russe et français s’interpellent. Le succès est éclatant malgré les grincements de la critique...
Mais un chef-d’œuvre du XXème siècle était né.

Lundi 9 avril 2018 à 18h30
Les Pèlerinages dans la musique européenne?

Le rythme des pas comme continuo… puis les chants de marche, les musiques liturgiques chantées dans les sanctuaires, le récit des légendes et des miracles du Chemin. Mais aussi le souvenir mélodique de sa terre natale - que l’on ne reverra peut-être pas - la découverte des curiosités vocales colportées par les compagnons de voyage venus… du Nord, de l’Est, de l’Orient. Les histoires liées à l’apôtre Jacques. Monodies de caractère populaire sur les chemins, polyphonies primitives ou déjà fort élaborée dans les basiliques. La musique des pèlerinages est une sorte d’abrégé de l’évolution de la musique occidentale du XIème au XVIIème siècle. On y entend les balbutiements de la polyphonie… et son épanouissement. Le Siècle des Lumières a d’autres préoccupations…
Puis vint le Romantisme… et son engouement pour le Moyen-Age. Les pèlerinages sont au centre de nombreux ouvrages lyriques ou symphoniques. Berlioz, Mendelssohn, Liszt, Wagner… ont évoqué Compostelle, Rome, Jérusalem. Thème voisin de celui de l’éternel Voyageur que Schubert avait chanté avec tant de nostalgie.

Lundi 16 avril 2018 à 18h30
Ludwig van Beethoven : 9e Symphonie en ré mineur op. 125 (1ère partie) 


Lundi 14 mai 2018 à 18h30
Ludwig van Beethoven : 9e Symphonie en ré mineur op. 125 (2e partie)



CONDITIONS
Lieu : Le Cellier (4 bis rue de Mars) de 18h30 à 20h. Accueil du public dès 18h.
Tarif : 5€ par conférence.
   Exonération pour les jeunes de moins de 18 ans et les personnes handicapées.
   10 places gratuites pour les étudiants et 10 places gratuites pour les enseignants dans la limite des places disponibles. Réservation conseillée.
Billetterie : Opéra de Reims à partir du 5 septembre, du mardi au samedi de 14h30 à 18h30 et sur place les jours des conférences.
03 26 50 03 92 – billetterie@operadereims.com

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