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Adresse

Place de la Gare - REIMS

Bus

Ligne(s) : 2-3-4-6-7-8-9-11, CITYBUS, 30, NOCTAMBUS
Arrêt(s) bus : GARE CENTRE

Tramway

Ligne(s) : A - B
Arrêt(s) tramwway : GARE CENTRE

Localisation

Histoire du lieu

L’épopée de la gare de Reims
 
Quand est inaugurée la ligne de chemin de fer Reims/Epernay le 4 juin 1854, la gare de Reims n’est qu’une « gare provisoire ».
Ce n’est qu’à partir de 1860 que la gare commence à prendre de l’ampleur.
 
Bâtie comme un palais, sur une ligne droite, parallèlement aux voies de chemin de fer, la gare de Reims mesure 95 mètresde long et présente un corps central (22,20 m), deux ailes basses  (23,40 m) et deux pavillons hauts d’extrémité (13 mètres).
Les ailes sont aussi des espaces uniques, éclairées par les arches en vis à vis des façades sur cour et sur quai pour donner une transparence entre la ville et le train.
 
Une horloge nationale apportée par le chemin de fer surplombe la gare avec, sur le campanile, une inscription latine : « Dieu en soit garde »
 
Il faut noter que les ornements sont plus recherchés que pour les autres gares de la même époque : pilastres, chapiteaux, corniches, balustrades, moulures au plafond…
 
Le bâtiment comprend :
  • Le pavillon central est un espace unique de grande hauteur. C’est le hall départ. Il abrite un vestibule, les guichets, la salle des bagages au départ et le bureau de l’enregistrement.
  • Dans le pavillon occidental s’installe le buffet ; les salles d’attente sont prévues  entre le pavillon central et le pavillon occidental. Celles-ci sont constituées de cloisons fines (on peut en conclure qu’elles ne fermaient pas totalement l’espace mais sont plutôt des sortes de paravents). L’accès aux trains se fait depuis ces salles, ouvertes vers les quais ¼ d’heure avant le départ du train.
  • Le pavillon oriental est dédié à l’arrivée des voyageurs, la salle des bagages, le bureau du chef de gare et le bureau de service des articles de la compagnie.
 
Devant le bâtiment, côté ville, une cour de 95 mètres est réalisée. Le rond point de «l’étoile», jamais réalisé, devient le square Colbert (aménagé à l’anglaise en 1880).
En 1887, un petit pavillon de briques est ajouté côté Paris pour agrandir les locaux du buffet, la salle des bagages arrivée est remaniée, le couloir de sortie est déplacé vers le nord, la salle des départs est réaménagée avec déplacement des guichets et construction d’escaliers à l’emplacement des anciens guichets
 
1914-1918 : La Gare sous les feux de l’ennemi

En 1911, un projet d’agrandissement des installations est soumis àla Compagniedes Chemins de Fer de l’Est, l’accord est obtenu en 1913, mais la guerre de 1914-1918 stoppe de plein fouet les travaux à peine commencés.
Dès le 2 septembre 1914, la gare est fermée et on fait sauter les rails. Elle reste fermée jusqu’en 1918. La ville est envahie le 3 septembre 1914, libérée 10 jours plus tard. Pendant 4 ans, Reims subit le feu de l’ennemi. La gare subit d’importants dégâts :
  • nombreux impacts de balles et d’obus sur la façade
  • effondrement des 2 halles métalliques de 1858
  • effondrement des toitures des ailes
 
1920- 1940 : Une gare moderne adaptée aux besoins de l’après-guerre
Dès 1918, la modernisation de la gare est de nouveau étudiée en tenant compte du projet adopté en 1913 mais aussi des nouveaux besoins de déplacement des troupes et de la reconstruction du Nord-Est dela Francecar la gare de Reims se situe à la fois sur la ligne Paris/Charleville/Luxembourg et sur la transversale Dijon/Lille.
 
La gare possède à l’époque huit voies principales.
Avant  travaux, 23 aiguillages manuels suffisent pour guider les trains ; compte tenu des modifications, après travaux, il en faut 72 et ces aiguilles sont à commande électrique .
 
La halle voyageurs : Une prouesse technologique dans la construction architecturale
Une halle couvrant les quatre premiers quais sur toute la longueur du bâtiment voyageurs est construite entre 1932 et 1934.  La charpente en métal est remplacée par un ouvrage en béton armé conçu  par l’ingénieur Ridet et réalisé par l’entreprise Limousin. Celle-ci fondée en 1918 par Claude Limousin et Eugène Freyssinet est spécialisée dans les travaux en béton armé (on lui doit aussi les halles du Boulingrin).
           
L’ensemble, long de 105m, se compose de deux grands vaisseaux couverts chacun par une verrière portée sur vingt arcs segmentaires, en béton armé, d’une portée de 29 et 35m. Des arcades également en arc segmentaire reposant sur de minces poteaux séparent les deux halles. La construction, qui utilise volontairement le béton dans des lignes simples et sans aucun décor, est aussi pratique permettant à la lumière naturelle de pénétrer facilement jusqu’aux quais. La surface totale de la couverture est de 6 800m2, dont 4 560 m2 de vitrage.
 
La halle de la gare de Reims apparaît ainsi (avec les halles du Boulingrin et la Poste Cérès) comme un remarquable témoignage tant de l’évolution des techniques de construction que de celle du goût architectural.
 
Le label Patrimoine du XXème lui a d’ailleurs été décerné par le ministère de la Culture cette année.
 
A noter que des marquises sont également construites en dehors de la gare pour compléter la halle de protection car la  longueur des trains dépasse celle  de la halle
 
1939-1945 : Pendant la seconde guerre mondiale, les caves de la gare de Reims deviennent des abris anti-bombardements.
 
En 1981, la gare de Reims voit passer 15 à 20 000 personnes par jour dont 8 000 voyageurs environ.
 
Après plusieurs décennies de «petites opérations» (de 1960 à 1980 principalement), la gare de Reims nécessite un projet d’envergure. La surface d’accueil des voyageurs passe ainsi à 380 m² (hall entrée + hall sortie) à 800 m² d’espace continu d’un bout à l’autre du bâtiment.
 
Enfin, entre 2005 et 2007 pour accompagner l’arrivée du TGV Est Européen, la gare de Reims est de nouveau rénovée. Cette modernisation d’envergure respecte le passé tout en le sublimant :
  • Rénovation de la façade mais en sauvegardant les impacts de balles et d’obus
  • Agrandissement maîtrisé et transparent qui  permet de dégager les murs de pierre et qui rend la géométrie première du bâtiment
  • Dégagement des faux plafonds et des cloisonnements qui redonne aux trois volumes initiaux leur clarté et leur valeur architecturale
  • Restitution de la halle dans sa géométrie d’origine qui  redonne du souffle et de la personnalité à la gare de Reims.
Réseau Ferré de France (RFF) entreprend de rénover l’ensemble de l’édifice et les 21 arches la constituant entre 2005 et 2007.
 
Pour répondre à l’augmentation du flux voyageurs prévisible avec l’arrivée du TGV, Réseau Ferré de France et ses partenaires décident également d’investir, dans le cadre du contrat de plan Etat-Région, 2,6 millions d’euros dans la modernisation des quais et l’installation de quatre ascenseurs 
 
Gares & Connexions / SNCF
Créé en 2009, 5ème branche de la SNCF, Gares & Connexions a pour mission d’aménager et de développer les quelque 3000 gares voyageurs qui desservent le réseau national sur le territoire français.
Trois objectifs :
1) Accueillir en gares tous les opérateurs et modes de transport, en leur offrant un accès équitable et transparent aux espaces et équipements nécessaires à leur activité
2) Faire des gares des lieux de services pour les voyageurs au quotidien, mais aussi des lieux de vie bien insérées dans leur quartier et leur territoire
3) garantir les fondamentaux de services pour les voyageurs comme pour les transporteurs
 

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